Portrait-dIris

Dans ce nouvel opus intitulé “Portrait d’Iris”, et consacré à François Couperin dit “le Grand”, le label Paraty fait paraître les deux Suites pour viole de gambe et basse continue, le XIVe Concert Royal  ainsi que des Pièces de clavecin. Au travers de ce portrait d’Iris, les quatre musiciens (E. Guigues et S. Abramowicz, violes de gambe; R. Cassaigne, théorbe et guitare baroque; B. Procopio, clavecin) donnent à entendre diverses facettes de la musique de Couperin qui leur sont chères. Cet itinéraire tout personnel fait suite à l’opus qu’Emmanuelle Guigues et Bruno Procopio avaient consacré à la musique de Johann Sebastian Bach.

Les « Pièces de viole avec la basse chiffrée par Mr. F.C », publiées en 1728 et mentionnées par le Mercure de France en  août 1729, ont longtemps été considérées comme perdues. Ce n’est que dans les années trente que Charles Bouvet les découvre par hasard, à la faveur de recherches qu’il faisait dans les archives de la Bibliothèque Nationale. Ce recueil n’est signé que des initiales du compositeur. On peut s’interroger sur les raisons qui ont convaincu François Couperin de ne pas signer ce recueil avec son nom en plein, ainsi qu’il le faisait pour ses autres compositions: Le mystère demeure entier.

La légende dit  qu’il y aurait eu une correspondance entre Bach et Couperin: St Saens y aurait eu accès. Si on n’en connaitra jamais la teneur, on peut cependant voir une convergence dans le traitement de la viole par les deux compositeurs: c’est le timbre même de l’instrument qui est transcendé,  bien au-delà d’un langage purement lié à la viole.

YouTube

Acheter cette disque sur
iTunes | Paraty

Presse

Classique News

Femme aimée et idolâtrée, ou messagère des dieux, « Iris » qui donne son titre à
l’album Paraty d’avril 2010, est un nouvel accomplissement particulièrement
convaincant du jeune label fondé par le claveciniste Bruno Procopio.
Les interprètes expriment non sans subtilité toutes les facettes de la sensualité d’un
Couperin, maître des ornements et des figures mélodiques d’une inégalable
délicatesse.

Qu’ils soient solistes ou en dialogue, virtuoses confirmés parmi les nouveaux
baroqueux, les interprètes subjuguent grâce à leur compréhension en profondeur des
textes, à la finesse et à la nuance développées pour chaque pièce de Couperin. C’est une
succession de climats changeants et miroitants entre nostalgie, gravité, poésie, grâce,
tendresse.